Respiration et mémorisation
Peut-être avez-vous déjà entendu votre prof de yoga ou votre coach sportif vous demander d’inspirer par le nez et d’expirer par la bouche. C’est également ce que l’on préconise dans la méthode Félicitée. Pourquoi cela a-t-il de l’importance ?
Dans son article publié dans Cerveau et Psycho de février 2024, Jean-Philippe Lachaux nous explique le rôle de cette inspiration par le nez : « Pour stimuler le bulbe olfactif dans le cerveau grâce à des cellules qui transforment le flux d’air en activité électrique à la manière des éoliennes (…) même en l’absence d’odeur. (…) En particulier, des ondes électriques rapides couplées à la respiration. Or ces ondes permettent un dialogue entre l’hippocampe et le cortex préfrontal, consolidant ainsi les souvenirs. » L’hippocampe (siège de la mémoire et des émotions) et le cortex préfrontal (siège des fonctions exécutives) sont ainsi mis en relation par le passage de l’air par le nez facilitant ainsi la mémorisation.
Pourquoi apprendre à respirer en conscience peut favoriser la bonne assimilation des apprentissages ?

Il a été démontré (étude de M. Melnychuk et al.) que cela active des milliers de neurones situés dans le tronc cérébral qui alimentent notre cerveau en noradrénaline, un neurotransmetteur régulateur du niveau d’attention. Et une bonne attention favorise grandement les apprentissages.
Une respiration active est également utile pour aider à réguler ses émotions par son action sur le système nerveux. Lâcher le souffle va venir le détendre et le calmer. Plus l’expiration sera longue, plus le système parasympathique sera stimulé et nous permettra de retrouver le calme. Au contraire, si on a besoin de s’activer, il sera préférable d’avoir des inspirations plus longues pour stimuler le système sympathique.
Ce principe d’équilibre ou de déséquilibre entre l’inspiration et l’expiration est utilisé en Cohérence Cardiaque pour nous aider à nous adapter au mieux aux situations stressantes ou nécessitant notre vigilance. (article à venir)